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les contrôles de la DGCCRF

 

mai 2010

il y a eu sur le territoire français un certain nombre de contrôles de la DGCCRF (Direction générale de la répression des fraudes) et/ou de la DSV (services vétérinaires).

 

Voici l'article paru dans POLITIS


voici une synthèse faite par le mouvement inter-régionale des AMAP : MIRAMAP

MIRAMAP

 

je vous mets le texte in extenso mais vous l'avez en pdf sur le site MIRAMAP

Informations et conseils aux AMAP
suite à la recrudescence de contrôles

Suite à l’augmentation récente des visites, contrôles et enquêtes des services des DDPP (Direction Départementales de la Protection des Populations) sur des lieux de distributions d’AMAP et auprès de producteurs en AMAP, le MIRAMAP vous propose quelques informations et recommandations, afin de vous permettre d’appréhender simplement ces actions.


► État des lieux de la situation … les enjeux
1. Une note de service du 7 avril 2010, de la Direction Générale de l'Alimentation (DGAL) précise et rappelle les règlementations sanitaires relatives aux points de vente collectifs. Cette note provoque une activité de contrôle sur les points de vente collectifs, mais aussi sur les lieux de distribution des AMAP par des contrôleurs des DSV (Direction des Services Vétérinaires)1. Les DSV s’attachent au respect des normes sanitaires et d’hygiène.


2. Parallèlement, une étude nationale de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) est menée en direction des AMAP et des ventes directes de paniers qui se traduit par des enquêtes et des visites d’inspecteurs, sur les lieux de distributions ou directement chez le producteur.

La DGCCRF s’assure de la traçabilité des produits, et lutte contre la publicité mensongère.


3. Une question d’un député à l’assemblé nationale, le mardi 22 juin 2010, sur ces deux faits ; réponse de Jean- Marie Bockel, Secrétaire d'État à la Justice (voir annexe).


► Ce qu’il faut savoir … et retenir

1. Le lieu de distribution des AMAP ne rentre pas dans la classification des points de vente collectifs (PVC ; qui est le statut des magasins de vente à la ferme et des magasins de producteurs) ; les consommateurs s'engagent individuellement avec le producteur par un contrat qui obéit au droit commun des contrats. La distribution en AMAP est prévue à l’avance avec l’ensemble des consomm’acteurs contractants, et les produits ne sont pas entreposés ou stockés dans la durée. Les produits sont remise en main propre à consomm’acteur qui a payé à l’avance.


2. Le groupe de consomm’acteurs en AMAP n’exerce pas d’activité commerciale, ni de production, ni de transformation. L’AMAP n’est donc pas un intermédiaire.


3. Au sein d’une AMAP, l’activité commerciale est concrétisée exclusivement par un contrat établi entre un producteur avec chacun des consommateurs. Le règlement est établi à l’avance dans le cadre du contrat, et il n’y pas de transaction financière sur le lieu de distribution. C’est donc bien ce contrat qui détermine exclusivement le lien commercial. Et chaque producteur en AMAP est donc individuellement responsable des denrées alimentaires qu’il livre aux consommateurs, et à ce titre du respect de la réglementation communautaire dite « paquet hygiène », y compris sur le lieu de distribution.


4. Ce ne sont pas les AMAP, qui ne sont pas des commerces ou des revendeurs, ni les consommateurs, qui sont concernés en tant que tels par les contrôles de la DSV et la DDPP ; ce sont les producteurs qui doivent être en
règle avec les régulations sanitaires et de distribution. Les DSV ne peuvent contrôler que les producteurs agricoles parce que ce sont eux, et eux seuls; qui ont une obligation de résultat sur l'hygiène de leurs locaux et de
leurs produits (Démarche HACCP et Code des bonnes pratiques avec discussion contradictoire).

► Sur quoi portent les contrôles ?

D’après les informations qui nous sont remontées, les contrôles portent principalement sur les points suivants :


1. Sur les règles sanitaires des producteurs
2. Sur le partenariat AMAP (au regard de la charte des AMAP)
3. Sur la production (au regard de la charte des AMAP mais pas forcement ; cela peut-être un contrôle classique lié
à une labellisation par exemple)


► Ce qu’il faut faire … par précaution
1. Par précaution, c'est aux AMAP de vérifier dans le cadre de la Charte, si les producteurs partenaires ont bien leurs agréments DSV pour leur exploitation et leur matériel. Les conséquences pour les AMAP sont indirectes, à
savoir que si elles n’ont pas fait ces vérifications au préalable, elles devront éventuellement se séparer de ces producteurs ou les aider à se mettre en conformité minimale. Les consommateurs ont en effet un rôle à jouer, pour éviter que leurs producteurs ne se retrouvent dans l’illégalité, ils peuvent demander aux organismes agricoles qu’ils mettent en place des actions de formation sur ces thèmes urgents (les financements sont disponibles au fonds de formation VIVEA financé par les agriculteurs eux-mêmes)


Les associations agricoles sont responsables dans la formation des petits exploitants ;
Les petits producteurs sont responsables de la qualité sanitaire de leurs produits ;
Et les consomm'acteurs peuvent les aider à financer les services d'analyses en cours de fabrication, à trouver les
bons intervenants pour ces formations et à organiser des visites de réalisation chez d'autres producteurs de même
taille qui ont résolu ces problèmes.


2. Être prêt et se poser les bonnes questions sur le fonctionnement réel de votre groupe ou AMAP. Il y a en effet des exigences liées à la Charte des AMAP (et non aux PVC) et aux respects des normes sanitaires ; Les AMAP sont sous la dépendance du droit de la consommation et de la concurrence comme toute charte privée accessible au public des consommateurs (C’est pareil pour la charte d'Accueil Paysan ou celle de Bienvenue à la ferme qui sont des chartes de qualité d'organisation de services comme les AMAP).


3. Se servir de l’argumentaire précédent (« Ce qu’il faut savoir ») pour se défendre face aux inspecteurs


4. Vérifier que les points exposés au paragraphe suivant sont respectés


► Les points principaux à regarder pour le respect de la charte des AMAP

Si l’AMAP n’est pas en conformité avec la charte, qui est le seul document opposable aux tiers en cas de difficultés, il y a risque de publicité mensongère ou d'allégation mensongère. La DGCCRF est particulièrement attentive à cela.


Il est important de rappeler qu’en tant que mouvement associatif d’éducation populaire œuvrant dans l’économie sociale et solidaire, les AMAP, ainsi que les réseaux qui les fédèrent, se portent garants de l’éthique et du respect de la charte.
Les AMAP exercent un rôle de conseil, d’accompagnement, de diffusion de l’information auprès de leurs adhérents, producteurs et consommateurs. Les réseaux d’AMAP mettent en place des outils (ex. : Système Participatifs de Garantie en Rhône-Alpes, PACA et Ile de France) qui permettent d’accompagner le respect de la charte des AMAP.


1. Pas d’échanges d’argent sur le lieu de distribution

Le paiement à l’avance et le cadre associatif sont des moyens pour éviter d’être considéré comme de la vente au déballage. S’il y a échange d’argent lors de la distribution, on est alors considéré comme vente au déballage, et donc on doit se conformer aux règlementations liées : autorisation en mairie, etc.


2. Partenariat AMAP exclusivement avec des producteurs
Les produits doivent être cultivés ou élevés par le producteur signataire du contrat. (pas de revente, pas de transformateurs non-producteurs). Pour les transformateurs, cela ne peut être un partenariat AMAP, il est possible d’imaginer d’autres formes de partenariat (groupement d’achat par exemple).


3. Que le producteur effectue lui-même la livraison


4. Que le producteur pratique une agriculture paysanne (principe 1), respectueuse de la nature, de l'environnement et de l'animal …. » (principe 3)


5. Que le montant des paniers est à un coût constant sur la saison et que les consommateurs s’engagent pour une saison complète liée aux cycles de production et à régler d’’avance.


6. Que le jour, l’heure et le lieu de distribution sont bien définis dans le contrat.


7. Qu’un contrat est signé entre chaque consommateur et producteur, individuellement et vérifier la forme juridique de celui-ci.
(Voir guide juridique et légal d’Alliance Provence)


► Conseils en cas de contrôle
• Ne pas se buter : les DSV sont habilités à inspecter sans prévenir les locaux des producteurs en vente directe, et lorsqu'il s'agit des AMAP, le lieu de distribution peut entrer dans leur champ de contrôle ou pas, selon sa nature (lieu de distribution public ou privé).


• Il faut leur demander sereinement une note écrite et contradictoire (prévue par le code des bonnes pratiques) s'ils ont des exigences sur le local d'accueil.


• S'il s'agit d'un lieu privé, par exemple lorsque la distribution se fait chez un adhérent, vous pouvez arguer que le local n'est accessible qu'aux adhérents, et donc non ouvert au public. Dans la majorité des cas, on peut leur dire que pénétrer dans un lieu privé quel qu'il soit (y compris une exploitation agricole) ne peut se faire qu'en cas de plainte reçue auprès du procureur de la République. (la visite de l'inspecteur pourrait être due à une dénonciation d'un professionnel de l'alimentation, et vous pouvez d'ailleurs le lui demander).


• Si vous pensez que vous êtes en conformité par rapport au fonctionnement d'une AMAP telle qu'elle est définie dans la charte ; que les producteurs respectent la réglementation relative à leur marchandise ; vous pouvez

faire une réponse aux remarques du contrôleur en indiquant que cela n'a aucun caractère de point de vente, mais qu'il s'agit d'un point de livraison pour des produits dont les consommateurs sont déjà propriétaires.


• Parallèlement, il faut absolument nous informer
. Cela pour nous permettre de travailler sur la question, d’améliorer nos conseils et de pouvoir agir au niveau national en construisant un document argumentaire pour la DGAL (Direction Générale de l'Alimentation) et aux services du Ministère de l'agriculture pour clarifier le concept des AMAP et rappeler qu'elles ne sont pas des Points de Vente Collective, nous avons besoin de vos retours.


En cas de contrôle ou enquête, faites-nous remonter le maximum d'informations
que ce soit au niveau des groupes ou des producteurs :


- date de la visite
- lieu du contrôle (lieu de distribution ou ferme)
- administration qui vous a rendu visite
- déroulement, questions posées, écrits demandés, consultés (voire emportés) ou produits sur place (ou prévus/reçus plus tard)
- conseils ou recommandations données
- suites à donner de votre part ou annoncées de la leur, délais.....
..... et toutes autres information qui vous paraîtrait pertinente !


Merci de vos retours, par mail au MIRAMAP (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)


Si vous lancez des réunions (interAMAP ou groupe) sur ces questions là, merci également de nous en faire part pour nous organiser dans une mutualisation maximale des informations.


Fraternellement,
Le collectif du MIRAMAP


Annexe 1
Hygiène et contrôle

Aujourd'hui, avec les procédures HACCP simplifiées et les cahiers des bonnes pratiques pour le paquet hygiène, des aménagements simples sont faciles à mettre en œuvre dans des petits ateliers de transformation.
Une organisation collective locale pourrait disposer de petits kits d'analyse pour les produits en cours de fabrication : yaourts, fromages, lait de boisson.
Ce sont les producteurs qui sont responsables de ces analyses, mais ils peuvent les faire faire. Sur cette mise en œuvre, et si vous tombez sur un technicien DSV ‘qui a tendance à "interpréter" les textes légaux dans un sens ne vous semble pas conforme, faites vous assister par un technicien privé ou un prof de lycée agricole ou une association agricole.


Conseils concernant le lait - Contenant et l’hygiène
Que l’agriculteur ne s’occupe pas de la gestion des contenants ; chaque consommateur vient avec ses propres contenants. Par exemple, l’agriculteur vient avec un tank à lait de taille adaptée et déplaçable ou avec des jerricanes réfrigérées. Il remplit les bouteilles amenées par chacun sur place au fur et à mesure. Chaque adhérent repart donc avec ses propres bouteilles. La responsabilité du nettoyage n'est pas portée par l'éleveur, mais par l'adhérent lui-même.
Si plusieurs adhérents ont la même bactérie dans le lait, ils pourront se tourner vers l'éleveur. Par contre, s'il n'y en a que deux ou trois, là le problème vient de leur bouteille. Ce système semble être accepté par la DSV.


Conseils - Prix et poids des pots de crème
Ils doivent être préparés à la ferme, en labo.
Les fraudes traquent la publicité mensongère et la tromperie au consommateur, donc, ne pas vendre les pots de crème au poids, mais à la pièce et ne plus faire référence à un prix au kg. Il n’y aura ainsi plus de risque de fraude sur le poids réel si on annonce un prix à l’unité (le pot).


Aparté : Que les AMAP réhabilitent le système des consignes serait tout à fait citoyen et écologique.
Règlementation relative aux fromages et spécialités fromagères :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000644875&dateTexte=
Voir aussi à la Chambre d'Agriculture Rhône-Alpes :
http://ardeche.synagri.com/synagri/synagri.nsf/TECHDOCPARCLEF/00011212? OpenDocument&P1=00011212&P2=&P3=&P4=PAGE&SOURCE=I

 

Annexe 2
Les AMAP doivent respecter 18 principes fondateurs (extrait charte des AMAP) :


1. La référence à la charte de l’agriculture paysanne pour chaque producteur
2. Une production de dimension humaine adaptée aux types de culture et d’élevage
3. Une production respectueuse de la nature, de l’environnement et de l’animal : développement d’une biodiversité, fertilité des sols, production sans engrais ni pesticides chimiques de synthèse, gestion économique de l’eau …
4. Une bonne qualité des produits : gustative, sanitaire, environnementale
5. L’appui à l’agriculture paysanne locale
6. La solidarité et des liens actifs avec tous les acteurs locaux œuvrant pour le maintien de l’agriculture durable et d’un commerce solidaire
7. Le respect des normes sociales par rapport aux employés de l’exploitation, y compris le personnel temporaire
8. La recherche de la transparence dans les actes d’achat, de production, de transformation et de vente des produits agricoles
9. L’accompagnement des producteurs à l’autonomie, c'est-à-dire la capacité à être maître de ses choix
10.La proximité du producteur et des consommateurs : elle est indispensable pour assurer le lien direct entre eux et pour favoriser le circuit le plus court entre producteur et consommateurs
11.Une AMAP par producteur et par groupe local de consommateurs
12.La formalisation et le respect des contrats à chaque saison entre consommateurs et producteurs
13.Aucun intermédiaire entre producteur et consommateurs, pas de produits achetés et revendus par le producteur sans accord des consommateurs.
14.La définition à chaque saison d’un prix équitable entre producteur et consommateurs
15.Une information fréquente du consommateur sur les produits
16.La solidarité des consommateurs avec le producteur dans les aléas de la production
17.Une participation active des consommateurs à l’AMAP favorisée notamment par la responsabilisation du maximum d’adhérents
18.Une sensibilisation des adhérents de l’AMAP aux particularités de l’agriculture paysanne


Annexe 3
Annexe 4
Annexe 5
Les A.M.A.P. à l’Assemblée Nationale

Ce Mardi 22 Juin, la séance matinale de questions à l’Assemblée Nationale (celle qui n’est pas télévisée et aborde des questions précises), a abordée la question des Associations pour le Mainitien de l’Agriculture Paysanne, les A.M.A.P., à travers la question de François de Rugy, Député Vert de Loire-Atlantique, et la réponse gouvernementale prononcée par le Ministre de service, Jean-Marie Bockel, Secrétaire d’Etat à la Justice

Transcription disponible ici:
et la video


Réglementation des ventes des associations pour le maintien de l’agriculture paysannes
M. François de Rugy
. Ma question porte sur la réglementation sanitaire applicable aux locaux des associations pour le maintien de l’agriculture paysanne, les AMAP.
À la suite de contrôles effectués dans le département du Calvados, de nombreux responsables d’AMAP s’inquiètent de l’interprétation donnée par les services vétérinaires, qui assimilent les locaux de distribution à des « points de vente collectifs ».
Une telle interprétation semble méconnaître le principe de fonctionnement des AMAP, où la vente se réalise dans le cadre de l’association, c’est-à-dire dans un cadre ouvert aux seuls adhérents et non au public. Ce principe de l’échange entre membres qui caractérise les AMAP semble incompatible avec une assimilation du lieu de distribution à un lieu de vente régi par les
normes réglementaires propres aux commerces alimentaires.
Cette réalité est attestée par l’attitude même de nombreux pouvoirs publics, en premier lieu de communes qui, afin d’accompagner le développement des AMAP, mettent à leur disposition des lieux de distribution, écoles, salles municipales ou associatives, qui ne sauraient en aucun cas être assimilées à des locaux commerciaux.
Par ailleurs, ces échanges se concentrent en général sur un temps très court – une à deux heures au plus –, à intervalles réguliers mais espacés – une fois par semaine le plus souvent. Cette activité ne peut donc en aucun cas être comparable à une activité commerciale classique qui suppose un lieu de vente aménagé et pérenne, ouvert sur de larges plages horaires –
plusieurs heures par jour et plusieurs jours par semaine.
Je souhaite donc connaître les directives que le Gouvernement entend adresser aux services compétents de l’État afin que le développement de ces associations qui concourent à la préservation d’une agriculture paysanne et aux circuits courts de distribution ne soit pas perturbé, voire entravé, par une querelle réglementaire inutile.


M. le président. La parole est à M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la justice.
M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la justice. Au nom de M. Bruno Le Maire je vais, monsieur le député, vous apporter quelques précisions.
Les producteurs de denrées alimentaires sont soumis à la réglementation communautaire dite « Paquet hygiène » et notamment au règlement qui fixe les règles générales en matière d’hygiène et impose l’enregistrement des établissements par les autorités compétentes. Ces dispositions ont été reprises dans la réglementation nationale, notamment dans l’arrêté du 28 juin 1994, et s’appliquent à tous les établissements préparant, traitant, transformant, manipulant, entreposant, exposant ou vendant des denrées  d’origine animale.
L’AMAP constituant une forme de commercialisation des denrées produites, le producteur n’est pas exonéré de ses obligations au regard de cette réglementation, notamment vis-à-vis de la déclaration et des règles applicables en matière d’hygiène. Les principaux points de vigilance portent sur l’hygiène du stockage et des manipulations et sur la conservation
des produits dans le respect de la chaîne du froid.
Lorsque les paniers de denrées sont mis à la disposition des clients sur le site même de l’exploitation, l’établissement n’est soumis qu’à une simple déclaration d’activité. Si les produits d’origine animale proviennent de différents producteurs, ceux-ci sont en revanche soumis, en application du « Paquet hygiène », à l’obligation d’agrément.
Toutefois, si ces producteurs s’organisent pour constituer un point de vente collectif, ils ne sont pas soumis à cette obligation :
la structure et les producteurs doivent uniquement avoir déclaré leur activité. Il existe donc des possibilités de simplification du dispositif à condition de s’organiser.
Enfin, si le dépôt des paniers est effectué dans un local mis à disposition de manière régulière, ce dernier doit également être déclaré comme ayant une activité de distribution de denrées alimentaires, quand bien même il s’agirait d’un établissement dont l’activité principale n’est pas en rapport avec cette nouvelle activité. Il faut concilier la nécessaire souplesse permettant aux AMAP de rendre les services qu’on attend d’elles avec les garanties de précaution qui s’imposent, surtout en matière alimentaire.


M. le président. La parole est à M. François de Rugy.
M. François de Rugy
. Je vous remercie, monsieur le secrétaire d’État, pour votre réponse, qui ne me rassure néanmoins qu’à moitié. J’ai cru comprendre qu’il n’y avait pas de directive générale de l’État ou des ministères concernés contre les AMAP.
Reste qu’il faudra veiller à ce que l’état d’esprit général qui vise à protéger les consommateurs en matière d’hygiène ne se réduise pas à un contrôle tatillon qui n’aurait d’autre but que d’entraver le développement des AMAP, lesquelles ne concurrencent pas directement les grands réseaux de distribution, pourvus d’une tout autre force de frappe.
Ce bref échange montre bien les questions que vont, avec leur important développement actuel, rencontrer les A.M.A.P.
Souhaitons que les excès de précautions et la nécessité de l’hygiène n’obligent pas à changer l’état d’esprit de cette forme de coopération entre producteurs et consommateurs.
Source : http://alternatives­economiques.fr/blogs/abherve/2010/06/22/les­amap­a­lassemblee­nationale/

 

Annexe 6
Communiqué pour la défense des circuits courts – juin 2010
Les consommateurs-citoyens défendent l’avenir des paysans en soutenant les circuits courts


Les circuits courts d'approvisionnement alimentaire sont aujourd'hui une réelle alternative au mode de distribution des centrales d’achat.
Des magasins de paysans producteurs et transformateurs s’ouvrent dans les régions et proposent des produits en vente directe. D’autres consommateurs développent des comportements citoyens et s'éloignent de la consommation de masse en créant des réseaux qui permettent le maintien et l’installation d’agriculteurs sur le territoire respectant la charte de l'agriculture paysanne. Des liens de confiance se sont créés entre ces consommateurs et les paysans producteurs qui respectent les normes d’hygiène et de qualité de la législation française et assurent la traçabilité des aliments jusqu’à la livraison. Cette traçabilité
est la garantie de la qualité et la conformité des produits.
La confiance s’établit entre producteurs et consommateurs dans des relations commerciales tout à fait légales. Elles ont permis le maintien de paysans en France et la défense de leurs revenus en démontrant que les consommateurs souhaitent choisir eux-mêmes leur alimentation (mode de production, provenance et respect du savoir-faire). Les circuits courts en limitant les intermédiaires sont garants de la qualité de fraîcheur, gustative et nutritionnelle des aliments fournis par de petits producteurs.
Si, de plus, ces filières courtes respectent au maximum les principes d’une économie équitable (respect entre partenaires - producteurs, transformateurs, transporteurs, distributeurs, salariés, consommateurs, mais aussi de la nature), elles sont non seulement une alternative crédible à la grande distribution mais aussi participantes d’une transformation économique et sociale plus que nécessaire.

Nous, représentants d’organisations qui favorisent le rapprochement entre paysans et consommateurs, soutenons les producteurs et les citoyens engagés dans ces réseaux de proximité qui oeuvrent au quotidien pour la défense d’une autre agriculture respectueuse de l’environnement et de ses acteurs !


Action Consommation                                                        http://www.actionconsommation.org/
Les Alterconsos                                                                   http://www.alterconsos.fr/
Les Amis de la Confédération Paysanne                          http://lesamisdelaconf.org/
Minga                                                                                    http://www.minga.net/
Mouvement Inter-Régional des AMAP (MIRAMAP)        http://www.miramap.org/
Nature et Progrès                                                               http://www.natureetprogres.org/


 


Voici les recommandations du réseau AMAP MP
30 juin 2010

Bonjour à tous,
Depuis quelques jours, nous sommes informés par diverses sources, d’interventions des services de l’état sur plusieurs régions de France, en matière de contrôle, tant sur les exploitations que sur les lieux de distribution.

Le Conseil d’Administration de notre association s’est saisi de la question, puisqu’elle était à l’ordre du jour de sa dernière réunion le 10 juin 2010 (compte-rendu à suivre).
Ces contrôles relèvent de l’ancienne DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) et de l’ancienne DSV (Direction des Services Vétérinaires) lesquelles ont fusionné début 2010 au sein de la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations).
Ces services de l’état sont chargés de vérifier la conformité des pratiques commerciales et les conditions sanitaires qui s’y appliquent, tant des systèmes dits de « circuits courts », que de « vente directe ».

Les contrôles réalisés en Midi-Pyrénées n’ont, semble-t-il, pas fait l’objet de remarques, en raison de la conformité des exploitations à l'éthique des AMAP, laquelle peut se résumer par l’existence d’un contrat d’engagement, avec un producteur et des référents, mettant en place le pré paiement d'une production globale par une liste d'adhérents.
Une AMAP est une association en partenariat solidaire avec un paysan qui en fait partie.
Elle ne prévoit aucune distribution ou vente en dehors d’un contrat.

Les groupements ou collectifs d’achat, ou points de ventes collectifs (relevant d’un autre cadre réglementaire) peuvent faire l’objet de remarques justifiées de la part de l’administration, de même qu’une Amap qui ne respecterait pas les principes décrits ci-dessus et les recommandations développées dans le cadre de l’action d’essaimage réalisée par notre association.

Afin d’éclaircir la situation et d'avoir des informations fiables sur tous ces sujets, nous avons pris rendez-vous avec les services de la DDPP à Toulouse.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des suites de cet entretien.

En attendant, si vous avez besoin de renseignements complémentaires n'hésitez pas à nous contacter au 05 34 25 15 42. Eve relayera vos appels.

Bien cordialement.
Olivier Pigounidès      Secrétaire de l'association "Réseau des Amap Midi-Pyrénées"


mai 2010
Pour faire vraiment les part des choses, le CA a décidé de se faire conseiller sur le plan juridique. Vous serez informés d'éventuelles préconisations.
Nous en profitons pour vous rappeler que les réunions d'essaimage transmettent un certain nombre de règles de base telles que :
mai

  • Une AMAP est instituée par le contrat individuel avec un producteur.
  • Une même Amap ne saurait donc avoir un producteur d'oeufs, un autre de légumes etc...
  • Pour chaque Amap/contrat il doit y avoir un CP référent, une liste d'adhérents et un nom.

Il ne saurait y avoir dans les AMAP aucun échange d'argent sur les lieux de distribution ni de ventes hors contrats.
Plusieurs Amap cependant peuvent distribuer sur un même lieu.
A défaut effectivement, il y a risque d'être considéré par l'administration comme Point de Vente Collectif de producteurs et soumis aux règlementations spécifiques.

(http://draaf.rhone-alpes.agriculture.gouv.fr/article.php3?id_article=706 )


voici un article émanant d'une AMAP de l'Isère avec des règlementations