La visite des vergers de Ressègues

18 septembre 2010

Nous sommes une vingtaine à être venus visiter la ferme ; des représentants des AMAP de Tournefeuille, de Villeneuve et de Pamiers ayant toutes des contrats identiques avec Jean.


Nous commençons la visite dans les pêchers car Jean tiens à nous faire un retour précis sur les difficultés rencontrées sur cette première saison de pêches bio. Le marché de la pêche bio est quasi inexistant aujourd’hui, les ingénieurs agronomes se penchent donc très peu sur le sujet et n’offrent pas beaucoup de solutions aux problèmes que représentent cette culture. La demande en pêches obéit à la météo estivale, elle suit la courbe des températures ce qui explique que les étalages se remplissent dès juin alors que la pêche est originellement un fruit de fin d’été. Les variétés sont aujourd’hui adaptées à cette réalité, cela en fait des arbres vulnérables sans traitement appropriés car les attaques parasitaires atteignent  leur pique justement en début d’été. C’est le premier enseignement tiré de cette expérience, une partie des prochains arbres qui viendront renouveler le verger seront des variétés rustiques dont les fruits sont matures fin aout voire début septembre. Jean a donc du faire preuve d’imagination avec des recettes préventives à base de cuivre ou d’argile, et d’une grande vigilance tout l’été pour pouvoir lutter contre les pucerons, carpocapse et autres champignons sans avoir recours aux produits de synthèse proscrits en agriculture biologique. Le bilan de la saison reste honorable, et les enseignements nombreux et précieux pour l’année prochaine.

 


La culture de la pomme bio est bien différente, les techniques de traitement sont éprouvées et efficaces. Les pommiers sont magnifiques, chargés de fruits, une partie du verger est couvert par les filets que Jean a installés en début de saison. La grêle représente aujourd’hui un risque majeur même si elle épargné le secteur cette année. Nous découvrons la machine de cueillette, très ancienne  mais toujours efficace, elle permet aux saisonniers d’être à bonne hauteur sans effort pour récolter les fruits et de remplir les caisses facilement.

 


De retour à la ferme nous découvrons le pressoir à huile, le moulin à farine et la presse pour le jus de pommes dernière acquisition de Jean qui jusque là sous traiter cette opération. Le tri et le lavage des pommes, la préparation des cadres destinés à la presse devraient faire l’objet d’une journée « pressage » où tous les amapiens seront invités à donner un coup de main.

 

Jean termine par une mise au point sur la conservation des fruits par le froid. Il recommande de placer les fruits au réfrigérateur immédiatement après la distribution et de les sortir au fur et mesure que nous les consommons. C’est particulièrement vrai pour les pêches et abricots, et il n’y a pas plus propre comme procédé (comparativement à tous les produits de synthèse qui peuvent être pulvérisés sur le fruit en agriculture conventionnelle) pour ralentir la maturation. Il ne faut pas faire l’amalgame avec la réfrigération des

produits de supermarché dont le principal défaut est d’être cueuillis 3 semaines avant maturation. Les fruits de Jean sont récoltés 3 à 4 jours avant maturation et ne subissent aucun traitement après récolte d’où leur fragilité.


 

 

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